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Agression sexuelle

Dans 85 % des cas d’agression sexuelle ou de viol, l’agresseur est une personne connue de la victime. Ce peut être une connaissance, un copain, un membre de la parenté ou même un membre de la famille immédiate. Cela peut se passer dans une auto, pendant une fête, chez quelqu’un d’autre ou même chez toi. Soyons clair : l’agression sexuelle — pas seulement les relations sexuelles forcées, mais aussi toute forme d’attouchement sexuel auquel tu n’as pas consenti — n’est jamais acceptable.

Protège-toi :

  • Fais preuve de prudence si tu bois ou prends de la drogue — surveille toujours ton verre dans les endroits publics. Si tu consomme de l’alcool ou de la drogue, tu pourrais te trouver dans des situations que tu ne peux pas contrôler. Assure-toi d’être en mesure de maîtriser la situation, d’être capable de dire NON et de te sortir indemne de situations dangereuses.
  • Fais-toi bien comprendre — dis NON si quelqu’un veut que tu fasses quelque chose qui te met mal à l’aise.
  • Fais-toi confiance — si tu ne te sens pas à l’aise dans un party ou dans un groupe, fais confiance à ton instinct et va-t’en.
  • Fais-toi accompagner d’un ou d’une ami(e) — ne vous perdez pas de vue et partez ensemble. 
  • Aie de l’argent de poche — ainsi, tu pourras prendre ton propre taxi et partir quand tu voudras.

Il y a trois choses que tu peux faire pour réduire les risques d’agression sexuelle ou de viol par une connaissance :

  1. Tu dois exprimer très clairement tes limites. On ne peut pas lire dans tes pensées. Tu dois dire NON quand tu veux vraiment dire non. Tu dois dire à l’autre personne : « Quand je dis NON, ça veut vraiment dire NON. Tu dois ARRÊTER quand je te dis d’arrêter. » Si tu ne dis rien, l’autre peut penser que tout va bien et que tu veux aller plus loin. Si quelqu’un te dit NON et que tu n’arrêtes pas, tu commets un crime. 
  2. Sois alerte et reste en possession de tous tes moyens. La consommation d’alcool joue souvent un rôle dans les agressions sexuelles, parce que quelqu’un pourrait profiter de la situation si tu as trop bu et que tu n’as pas les idées claires. Lorsque tu vas à une fête où les gens consommeront de l’alcool ou de la drogue, assure-toi d’y aller avec un ami qui gardera l’œil ouvert et qui pourra t’aider à te sortir d’une situation difficile — et pour qui tu feras de même! Et souviens-toi que si c’est toi qui inities les rapports, et que tu demandes si ce que tu veux faire est « okay », une personne ne peut pas donner son consentement légal si elle est endormie ou tombée dans les pommes. Une personne sous l’influence de l’alcool ou de la drogue peut être inconsciente de ses actes; cela veut dire qu’elle n’a pas vraiment la capacité de donner son consentement. Si tu as des relations sexuelles avec quelqu’un qui n’a pas donné son consentement ou qui ne peut pas le faire, tu commets un crime. 
  3. Fie-toi à tes instincts. Si tu ne te sens pas à l’aise à une fête ou ailleurs, suis ton instinct et pars. Trouve un ami qui est prêt à partir avec toi ou appelle quelqu’un qui viendra te chercher.

Viol et agression sexuelle

Si tu es victime d’une agression sexuelle ou d’un viol, il faut que tu obtiennes de l’aide le plus tôt possible. Un traitement précoce peut te permettre d’éviter une ITS ou une grossesse. Un test de dépistage pourra aussi déterminer si ton corps contient des traces de « pilules du viol ». Pour obtenir de l’aide et des soins immédiats, téléphone à l’un des endroits suivants :

  • la GRC (911 à Whitehorse ou, dans les autres localités, les 3 chiffres du préfixe local + 5555)  
  • le centre de santé de ta localité 
  • à Whitehorse ou à Watson Lake, tu peux aller directement au service d’urgence de l’hôpital.

Pour obtenir du soutien, de l’aide ou du counseling, téléphone à l’un des endroits suivants :

  • VictimLINK, au 1-800-563-0808 — une ligne d’écoute téléphonique confidentielle fonctionnant à partir de la Colombie-Britannique pour les victimes de violence – familiale, sexuelle et autre. 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
  • Jeunesse, J’écoute, au 1-800-668-6868 ou http://jeunessejecoute.ca/ — un service gratuit de consultation téléphonique ou en ligne qui offre du counseling, des renseignements et un service d’aiguillage aux enfants et aux jeunes partout au Canada 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
  • Parle à un parent, un ami, un enseignant, une infirmière ou une autre personne en qui tu as confiance.

Si tu es victime d’un viol, dis-toi bien que ce n’est pas de ta faute. Tu auras besoin de soutien et il faudra faire preuve de patience. Après une agression sexuelle, le rétablissement peut être très long du point de vue physique, et encore plus du point de vue affectif.